L’esthétique littéraire dans l’œuvre d’Amadou Élimane Kane
par Coudy Kane
Nouvelle parution aux Presses Universitaires de Dakar (UCAD) :
Le séminaire «Littérature et sciences sociales» reprend pour sa troisième saison. Nous recevrons Katia Dansoko pour son premier roman La solitude des notes bleues (JC Lattès, 2025), dont le parcours fait alterner Boké, Conakry, Paris, Baie-Mahault. Les sciences sociales se mettent au jazz pour inaugurer un nouveau cycle de rencontres littéraires.
La rencontre sera animée par Elara Bertho (chercheuse au CNRS) et Elgas (journaliste et romancier), dans le cadre de l’Africa programme de Sciences Po.
Lieu : Salle H101, 28 rue des Saints Pères, Paris 6e.
Horaires : 16-18h.
URL de référence : https://www.sciencespo.fr/africa-programme/fr/evenements/seminaire-litterature-et-sciences-sociales-3e-edition/
Charles Bonn, Littérature algérienne : itinéraire d’un lecteur. Entretiens avec Amel Maafa. Postface par Naget Khadda, [Alger], El Kalima éditions, coll. « Littérature d’Algérie et du Maghreb », 2019, 263 p., ISBN 978‑9931‑441‑46‑5.
Ouvrage disponible auprès de l’association “Patrimoine Méditerranéen”, 250 rue Paul Valéry – 34400 Lunel, 18€ port inclus.
Ce volume rassemble des études consacrées à la transformation de la littérature sénégalaise contemporaine qui, sous l’effet de la mondialisation, transcende désormais les frontières géographiques et culturelles pour s’établir dans un entre-deux créatif fécond. Cette mobilité littéraire permet aux écrivains d’interroger réciproquement la France depuis le Sénégal et le Sénégal depuis la France, tout en expérimentant de nouveaux formats et postures d’expression. Héritière de figures pionnières comme Ousmane Sembène, Mariama Bâ et Aminata Sow Fall, cette littérature contemporaine opère une double médiation fondamentale : elle articule l’oralité traditionnelle avec l’écriture moderne, et conjugue les croyances ancestrales avec les modèles d’expression occidentaux. Son enjeu central consiste sans doute à redéfinir le rôle de l’intellectuel sénégalais face aux défis de la mondialisation économique et médiatique, tout en préservant l’autonomie culturelle africaine et en tissant de véritables espaces de dialogue interculturel.
Avec des contributions de Nafissatou Dia Diouf, Hans-Jürgen Lüsebrink, Serigne Seye, Steen Bille Jørgensen, Simon Hartling et Pape Samba Kane.
Les dessins et le travail graphique qui figurent sur les manuscrits de Sony Labou Tansi sont conservés à la Bibliothèque Francophone multimedia (BFM) de Limoges.
Conçus au cours de la genèse de l’œuvre littéraire, dans l’intimité du geste d’écrire et de rédiger, ils participent au processus de création qui aboutira au texte susceptible d’être donné à lire.
L’exposition, visible à la BFM du 1er au 30 octobre 2025, se propose d’observer l’acte manuel, créatif, imaginatif dont la présence sur le papier a valeur d’idée. La main qui dessine est aussi celle qui écrit, avec le même stylo.
Sonia Le Moigne-Euzenot, commissaire de l’exposition