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Le fait littéraire francophone

Héritages systémique et métaphysique

Buata B. Malela, Le fait littéraire francophone. Héritages systémique et métaphysique. Paris, Hermann, 2026, 220p.

 
Ce volume propose une relecture épistémologique du fait littéraire francophone, en articulant héritages systémiques et fondements métaphysiques. Buata B. Malela y développe une approche transhénologique qui envisage la francophonie littéraire comme un espace dialogique structuré par la tension entre l’Un et le Multiple.
Tout d’abord, à travers une critique des dynamiques centre-périphérie, puis d’une analyse des institutions littéraires, des systèmes de légitimation et des théories critiques (postcoloniales, polysystémiques, hénologiques), l’auteur questionne les conditions d’autonomie, de reconnaissance et de transmission des productions littéraires francophones dans un monde globalisé. La démarche interroge la validité des cadres franco-centriques et propose un décentrement théorique, philosophique et méthodologique permettant d’appréhender ces littératures comme des praxis esthétiques à part entière.
S’inscrivant également dans une perspective comparatiste, l’ouvrage éclaire les enjeux identitaires, linguistiques et symboliques propres aux littératures du Maghreb, d’Afrique subsaharienne, des Antilles et de l’océan Indien. Il s’adresse aux chercheurs en études littéraires, en philosophie, en sciences humaines et sociales, ainsi qu’à tous ceux qui s’intéressent aux recompositions critiques de la francophonie contemporaine.
 
Buata B. Malela est professeur des universités en littératures française et francophone des xxe et xxie siècles à l’université de Limoges. Membre du laboratoire EHIC (Espaces humains et interactions culturelles), ses recherches portent sur les discours littéraires francophones (Afrique, Antilles, Archipel des Comores), sur le questionnement du sujet dans les cultures médiatiques francophones, la sociologie de la littérature, ainsi que sur la pop musique contemporaine.
 

Navigating Afro-Knowledges

Exploring Practices and Theories in Digital Diaspora Studies

Les membres du projet ERC AFROEUROPECYBERSPACE et l’équipe organisatrice ont le plaisir de vous informer de/inviter à leur prochain colloque sur le thème « Navigating Afro-Knowledges: Exploring Practices and Theories in Digital Diaspora Studies », qui se tiendra du 17 au 19 juin 2026 au Forum am Domshof (Brême, Allemagne). À cette même occasion, une manifestation culturelle aura lieu dans la soirée du 17 juin 2026.

Site du colloque : https://afroeuropecyberspace.uni-bremen.de/events/2025-09-17-navigating/

Les panels individuels, les deux conférences plénières et la table ronde seront également diffusés en direct sur Zoom. Si vous souhaitez participer en ligne, veuillez écrire à l’adresse suivante : afroeuropecyberspace@uni-bremen.de.

AAC/CfP: Les intrigues de la traduction / The twists and turns of translation

Cahiers de littérature orale (n°104, 2028)

Coordinateurs : Laurent Legrain (laurent.legrain@univ-tlse2.fr) & Katell Morand (kmorand@parisnanterre.fr)
 
Les résumés d’articles ou de documents (format court) sont à envoyer avant le 15 octobre 2026. En cas d’acceptation, les articles devront être transmis avant le 15 mai 2027.
 
Ce numéro invite les anthropologues, les linguistes, les spécialistes de la littérature orale, les philologues et les ethnomusicologues à se pencher sur leurs pratiques de la traduction. Il part d’un constat : les aléas de la traduction, bien que constitutifs d’un processus de recherche, sont souvent peu visibles dans les publications finales. Les anthropologues, par exemple, éprouvent un certain plaisir à se mettre en scène à leur désavantage : désemparés, incompétents, légèrement ridicules. Mais s’il est une matière à dérision qui persiste rarement au-delà des premières pages, c’est bien leur compétence linguistique. Alors que beaucoup d’ethnographes se trouvent au départ assez mal engagés, leur acquisition de la langue à marche forcée ne fait ensuite aucun doute. De sujet de risée à leur arrivée sur le terrain, ils se transforment, à l’image de Malinowski, en locuteurs avertis, attentifs aux nuances les plus fines de ce qu’ils entendent. Beaucoup des paroles entendues, dûment notées, s’ajoutent à la masse des matériaux d’enquête ; certaines, parmi les plus saillantes et les plus intrigantes, seront traitées comme objets à part entière (chants, poèmes, contes, proverbes, énonciations rituelles, épopées, etc.).
Or transcrire et traduire des énoncés, a fortiori lorsqu’ils appartiennent au grand ensemble des arts verbaux, est une affaire complexe qui ne repose pas sur les seules compétences durement acquises des enquêteurs. Les énoncés, textes, ou chants conservent une opacité ; ne se dévoilant qu’en partie, ils résistent à l’interprétation. Le circuit de leur traduction, jamais court, multiplie les acteurs, les malentendus, les erreurs, les bifurcations et les péripéties (Fabian 1995, Caton 2005). Chercher à traduire, c’est donc entrer de plain-pied dans une intrigue. Et ce sont ces intrigues de la traduction, avec leurs ressorts et leurs temporalités, que ce numéro invite à décrire et à analyser.
 
English version : CFP_CLO_Translation
 

Ouvrir les frontières de la littérature française

Revue ELFe XX-XXI n°16, 2026

Sous la direction de Guillaume Bridet et Virginie Brinker

Ce numéro de la revue ELFe-XX-XXI, riche d’une trentaine d’articles, s’inscrit dans une réflexion contemporaine sur l’écriture d’une autre histoire de la littérature française, ou plutôt d’autres histoires, qui interrogent le cadrage national habituellement admis et qui posent le principe que chaque peuple et chaque culture y ont a priori droit de cité. Les articles qui le composent envisagent dans la même histoire des œuvres dites de « littérature française », de « littérature francophone » ou venues encore d’ailleurs et traduites en français, sans hiérarchie, dans le respect de leurs singularités, et sans les essentialiser en les rapportant, selon les cas, à l’un ou l’autre des corpus. Ils s’intéressent à diverses modalités de circulation – des auteurs, des autrices, des œuvres, des langues et des imaginaires. Ils ouvrent les frontières de la littérature française et écrivent une histoire entre les mondes.

Consulter le sommaire, lire les articles

Chamoiseau intermédial

Journée d’étude

consacrée à la participation de Patrick Chamoiseau à des œuvres intermédiales (jeux vidéos, bandes dessinées, performances musicales et poétiques, livres-photos, théâtre, cinéma).

Co-organisée par Marion Coste, Mario Laarman, Florian Alix et Romuald Fonkoua

Sorbonne-Université, Paris. Salle D306 (Salle de la Fresque), 17 rue de la Sorbonne, 75005

Programme

9h00-9h30 – Accueil des participant·es
9h30-10h – Introduction : Romuald Fonkoua et Mario Laarmann

10h00-12h00 – Panel 1 : Intermédialiser la mémoire (modération : Marion Coste)

  • Charles Forsdick (Cambridge University) : « Patrick Chamoiseau, photo-essayist »
  • H. Adlai Murdoch (Penn State University) : « Les Antilles sous Bonaparte : Delgrès. History, Resistance and Identity in the Guadeloupean bande dessinée »
  • Fanny Margras (Institut des Textes et des Manuscrits) : « D’André Schwarz-Bart à Patrick Chamoiseau : l’adaptation théâtrale de La Mulâtresse Solitude (1975) comme construction d’une mémoire martiniquaise » 

12h-13h30 – Pause déjeuner

13h30-15h30 – Panel 2 : Expérimenter les signes (modération : Mario Laarmann)

  • Emily Kelly (Cambridge University) : « (Re)jouer le passé dans Méwilo et Freedom. Les guerriers de l’ombre : Repenser la simulation ludique à travers les œuvres de la créolité numérique »
  • Angèle Humbert (Sorbonne Université) : « Patrick Chamoiseau et Baudelaire au seuil du Tout-Monde »
  • Victoria Klein (Université de Strasbourg) : « L’équipée poétique de Baudelaire Jazz : performance et configurations du collectif chez Chamoiseau »

15h30-16h00 – Pause café

16h00 – 18h00 – Panel 3 : Investir les images (modération : Florian Alix)

  • Guillaume Robillard (Université des Antilles) : « L’appropriation de l’En-ville dans le cinéma antillais-péyi »
  • Juliane Tauchnitz (Bergische Universität Wuppertal) : « La photographie : objet d’intérêt ou prétexte politique ? L’intermédialité comme dialogue chez Patrick Chamoiseau »
  • Maeve McCusker (Queens University Belfast) : « Émerveilles (1998) de Patrick Chamoiseau et Maure : liberté, ludisme, errances »

18h00-19h30 – Cocktail 

19h30 : Projection du film « Passage du Milieu » (Amphithéâtre Richelieu, Sorbonne Université) 

Les personnes extérieures à Sorbonne Université doivent s’inscrire auprès de Florian Alix (florian.alix.13@gmail) aussi tôt que possible. 

ProgrammeChamoiseau-150526

Archives et bibliothèque de Ken Bugul

Les archives de Ken Bugul confiées à la BU de l’UCAD

Le 29 avril 2026, l’ensemble des manuscrits et archives de l’écrivaine sénégalaise Ken Bugul ont été versés en sa présence dans les collections de la Bibliothèque centrale de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Cette initiative a été portée par le groupe de recherche Ken Bugul, qui regroupe des chercheurs du projet ARCHIFEM (archives des écrivaines sénégalaises) de l’UCAD, et des chercheurs de l’équipe Manuscrits francophones de l’ITEM.

Plus d’informations sur le site de la radio et télévision sénégalaise.

Dans la bibliothèque de Ken Bugul, sur France culture

Rencontre de Marie Richeux («Le Book club», France culture) avec la grande écrivaine sénégalaise Ken Bugul chez elle, à Dakar, en mai 2026. Elle évoque sa passion pour des voix d’horizons multiples : Williams Sassine, Frankétienne, Mbarek Ould Beyrouk, René Char et Okakura Hakuzô. Ici.

Association pour l'étude des littératures africaines (APELA)