Archives par mot-clé : Antilles

JE Littérature(s) caribéenne(s) et comparatisme : un état des lieux

Programme des Journées d’étude Jeunes Chercheurs sur la Caraïbe Littérature(s) caribéenne(s) et comparatisme : un état des lieux

(Organisation : Cécile Chapon, Marine Cellier)

Vendredi 25 & Samedi 26 mai 2018

Aix-Marseille Université, Aix en Provence – 29, avenue Robert Schuman

(salle 2.08, bât. T1 Multimédia)

Programme journée Caraïbe.compressed

URL de référence : https://caracol.hypotheses.org/129

Patrick Chamoiseau et la mer des récits

Patrick Chamoiseau et la mer des récits

Études rassemblées par Pierre Soubias, Catherine Mazauric, Marie-José Fourtanier, Guy Larroux et Delphine Rumeau

Presses Universitaires de Bordeaux, collection « Littératures des Afriques », #3, 2017.

 

  • ISBN : 979-10-300-0220-1
  • Nombre de pages : 376
  • Format : 16 x 24
  • Prix : 25€
  • Sortie nationale : 2018/01

L’œuvre de Patrick Chamoiseau, « auteur-carrefour » majeur au sein du vaste ensemble des littératures postcoloniales, appelait un point substantiel sur la recherche qui lui est aujourd’hui consacrée. Vingt chercheurs d’Europe, d’Afrique et des Amériques montrent comment une œuvre multiforme et volontiers réflexive déploie une vision du « Tout-Monde » au-delà de la représentation de l’espace antillais. Ils font le pari d’analyser la production d’un « raconteur » de grande envergure à partir d’approches multiples et conjuguées relevant de la narratologie, de l’esthétique et de la poétique des genres, en y associant pour la première fois des lectures écocritique et écopoétique. Une nouvelle inédite de Patrick Chamoiseau, L’ultime sourire de l’Antillaise, ouvre le volume.

Pierre Soubias est Maître de conférences en Langue et Littérature françaises, membre de LLA-Créatis à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.
Catherine Mazauric est Professeure de littérature contemporaine d’expression française, directrice du CIELAM à Aix-Marseille Université.
Marie-José Fourtanier est Professeure émérite de Langue et Littérature françaises, membre de LLA-Créatis à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.
Guy Larroux est Professeur de Langue et Littérature françaises, membre de LLA-Créatis à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.
Delphine Rumeau est Maître de conférences en Littératures comparées, membre de LLA-Créatis à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.

Avec des contributions de : Noémie Auzas, Maria Celeste Biorda, Joscelin Bollut, Dominique Chancé, Jean-Louis Cornille, Corina Crainic, Hannes De Vriese, Aurélie Dinh Van, Marie-José Fourtanier, Lise Gauvin, Louise Hardwick, Samia Kassab-Charfi, Evelyne Lloze, Maeve Mc Cusker, Lorna Milne, Lydie Moudileno, Béatrice Nguessan Larroux, Oana Panaïté, Pierre Soubias, Anaïs Stampfli, Tomasz Swoboda.

URL de référence : http://www.pub-editions.fr/index.php/ouvrages/champs-disciplinaires/lettres/litteratures-des-afriques/patrick-chamoiseau-et-la-mer-des-recits-4642.html

Djihadisme et gémellité. Par Daniel Delas

Maryse CONDÉ, Le fabuleux et triste destin d’Ivan et Ivana, roman, JCLattès, 2017, 366 p.

Peut-être sanctionnée pour son parler un peu trop franc et son refus de s’engager dans les bagarres homériques dont les Martiniquais ont le secret, Maryse Condé n’a jamais obtenu le moindre prix littéraire important. Son œuvre compte pourtant plusieurs dizaines de titres dont certains sont très connus ; Segou en particulier, sa première saga africaine (1984-85), a été lue par des milliers de lecteurs tandis que Moi Tituba sorcière compte parmi les grands écrits de la lutte anti-raciste des années 80.

Maryse Condé connaît bien l’Afrique de l’Ouest où elle a passé presque dix ans après son départ de Guadeloupe et son passage par la France. Mariée en 1958 à un comédien guinéen, Mamadou Condé, elle le rejoint dans son pays après un passage en Côte-d’Ivoire (1959) et y passe trois années. Mais ce mariage n’est guère heureux, elle doit gagner sa vie et élever ses quatre enfants, elle assiste au creusement du fossé entre les élites du cercle des flatteurs de Sékou Touré et les Guinéens ordinaires de plus en plus pauvres et brutalisés, elle fuit alors la Guinée en 1963 pour le Ghana de Kwamé Nkrumah, où elle retrouve hélas la même dérive dictatoriale jusqu’au coup d’Etat qui chasse celui-ci du pouvoir (1966). Elle trouve alors un poste au Sénégal où la rencontre du professeur anglais Richard lui apportera enfin le bonheur. Tous les détails de cette vie aventureuse et tumultueuse, elle les a racontés dans son autobiographie, La vie sans fards,  parue en 2012.
Sa relation à l’Afrique est complexe, le plus souvent amère mais traversée par quelques moments de bonheur.

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Épopées postcoloniales

Épopées postcoloniales

et échanges transatlantiques

Journée d’études

Lundi 6 juillet 2015

Université Paris Diderot-Paris 7, Salle 679C, Grands Moulins, 5 rue Thomas Mann (Bâtiment C, 6e étage)

Cette journée d’études est le second volet d’une manifestation organisée par Delphine Rumeau et Catherine Mazauric en juin 2014 à l’Université de Toulouse-Jean Jaurès. Elle sera l’occasion d’écouter les derniers participants au projet, d’échanger et de clore la réflexion collective avant la publication des actes.
A cette occasion, il s’agit de continuer à penser les relations que les littératures postcoloniales construisent avec l’épopée, de déployer – dans la perspective d’un comparatisme résolument différentiel – les échanges transatlantiques qui se nouent entre des corpus africains, américains, caribéens et européens, ainsi que les questionnements politiques et identitaires portés par la circulation de ces modèles littéraires. Quelles sont les lignes de partage, mais aussi parfois de convergence, entre épopées des colonisateurs et épopées des colonisés ? Quelles sont les modalités d’imitation, de détournement et de réappropriation des récits épiques ? Quels genres littéraires l’épopée postcoloniale traverse-t-elle et privilégie-t-elle ? Dans quelles formes référentielles et fictionnelles se coule-t-elle ?Parce qu’elle engage fondamentalement une relation aux ancêtres et à l’héritage (politique, historique, culturel), l’épopée cristallise des rapports de pouvoir et engage des jeux de reconfiguration. La construction du fait national acquiert une certaine urgence dans les pays anciennement colonisés et soumis à des violences politiques et économiques extrêmes, où la gouvernance mondiale s’adosse à une reféodalisation du monde conduite par les multinationales. Les épopées postcoloniales inventent-elles de nouvelles institutions du pouvoir ou mettent-elles en fiction d’autres possibles politiques ?
Programme à consulter en cliquant sur Lire la suite.

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