Archives par mot-clé : Journée d’étude

Politique et poétique de la colère dans les littératures africaines

Journée d’étude de l’APELA

Organisée par Cédric Courtois et Marie Bulté
Université de Lille, Campus Pont-de-Bois, Maison de la Recherche, salle F0.13
8 octobre 2026

URL de référence : https://alithila.univ-lille.fr/detail-event/je-politique-et-poetique-de-la-colere-dans-les-litteratures-africaines-c-courtois-m-bulte

Programme

8.30 | Accueil des participant·es
9.00 | Introduction
Cédric COURTOIS & Marie BULTÉ

9.20-10h50 | PANEL 1
Colère(s) historique(s)
Présidence : Marie BULTÉ
Chloé CHAUDET (Université Clermont Auvergne / IUF)
« Figurer la raiva : réalisme et onirisme de la colère postcoloniale chez Pepetela et Mia Couto »

Maria Laura CUCCINIELLO (Université Humboldt, Berlin)
« La syntaxe de la colère dans La dent de Lumumba – Régicide contre la colonie de Samy Manga »

Katia OURIACHI (Sorbonne Université)
« Garder son calme. Violence historique et impossible dialogue chez Maïssa Bey et Emer Mezdad »

10.20 | Discussions
10.50 | Pause café

11.10 – 12h10 | PANEL 2
Espace(s) de la colère
Présidence : Paul DIRKX
Marine MAUGARD-HUBERT (Sorbonne Université)
« Topographies de la colère : spatialité affective et puissance d’agir chez Sony Labou Tansi, La vie et demie (1979) et chez Hemley Boum,
Les jours viennent et passent (2019) »

Gaëlle de L’ESTOILLE (Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3)
« La colère comme seuil : ethnocritique d’une filiation impossible chez Zahia Rahmani »

11.50 | Discussions
12.10 | Pause déjeuner

13.15-14.15 | PANEL 3
Colère(s) marginale(s)
Présidence : Pierre LEROUX
Alice DESQUILBET (Université de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3)
« La colère ‘hors-cadre’ de l’écrivaine et plasticienne congolaise Bill Kouélany dans Kipiala ou la rage d’être soi (2021) »

Thomas SAZPINAR (LAM/CNRS – Heidelberg)
« De la colère étouffée ? Un chapitre disparu de l’avant-texte sonyen »

Cédric COURTOIS (Université de Lille)
« ‘Rage was good, rage was a feeling with a hard core and some biceps’ : colère et puissance queer dans Necessary Fiction (2025)
d’Eloghosa Osunde »

14.15 | Discussions
14.45 | Pause café

15.00-15.30 | Échange autour de Mohamed Mbougar Sarr
Isaac FAMBI (Paris Nanterre) et Marie BULTÉ (Université de Lille)

15.30 | Pause café

15.45-17.45 | Assemblée Générale de l’APELA

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AAC: Relire le canon français depuis les littératures francophones

Journée d’étude à l’Université de Montpellier Paul-Valéry

19 mars 2027

La journée d’étude, inscrite dans le cadre du programme « Francophonies et mondialisation des productions culturelles, littéraires et artistiques » de l’Université de Montpellier Paul-Valéry (laboratoire RIRRA 21), est organisée par Linda Rasoamanana.

Modalités de réponse et de participation

 Les propositions de communication, d’environ 500 mots, assorties d’un titre, d’une brève présentation bio-bibliographique et de l’indication de l’affiliation institutionnelle, devront être envoyées par courriel au plus tard le vendredi 20 novembre 2026 à l’adresse suivante : linda.rasoamanana@umpv.fr

Après évaluation des propositions par le comité scientifique, les notifications d’acceptation seront communiquées au plus tard le vendredi 18 décembre 2026.
Les interventions n’excèderont pas 20 minutes et seront suivies de 10 minutes de discussion.
La journée d’étude se tiendra le vendredi 19 mars 2027 à l’Université de Montpellier Paul-Valéry, site Saint-Charles.

Argumentaire

Cette journée d’étude se propose de reconfigurer le regard critique à partir des littératures francophones comme nouveau point d’observation. Un tel changement de perspective implique d’interroger les habitudes heuristiques, les hiérarchies institutionnelles et les approches historiques qui ont longtemps organisé les études littéraires en français. Encore aujourd’hui, les relations entre les productions françaises et francophones restent marquées par la forte asymétrie des légitimités et la faible réversibilité des transferts.
En dépit de certains raccourcis, les membres du collectif Pour une littérature-monde ont contribué en 2007 à promouvoir un décloisonnement entre les littératures de langue française. Alain Mabanckou y avait décrypté les pesanteurs de la hiérarchie symbolique jusque dans les antonomases prétendument élogieuses telles que « le Voltaire africain » ou « le Céline tropical ». Du côté de la critique universitaire, à la suite de Denis Hollier qui avait commencé à désenclaver l’histoire de la littérature française du paradigme national (De la littérature française, 1995), des chercheurs francophonistes ou comparatistes ont repensé la littérature de langue française selon des perspectives décentrées et transculturelles. Si, par exemple, Anthony Mangeon a défini les contours d’une histoire intégrative des littératures françaises, francophones et féminines (« Pour une histoire littéraire intégrée », 2014), Maxime Del Fiol a élaboré une histoire francophone, transnationale et transséculaire qui englobe les écrivains diatopiques, translingues ou post-coloniaux contemporains au sein d’une tradition plurilingue attestée dès le XIVe siècle (Francophonie, plurilinguisme et production littéraire transnationale en français depuis le Moyen Âge, 2023). Quant à Laurent Dubreuil, insistant sur la nécessité de se dégager de la prégnance des usages coloniaux du français au-delà même de la critique postcoloniale, il a défendu un « élargissement » des corpus par le « devenir francophone » où les textes de langue française s’éclairent via une lecture mutuellement transformatrice (L’Élargissement francophone, 2024).

La journée d’étude souhaite justement prolonger et enrichir cette réflexion sur les effets heuristiques d’un changement de perspective en privilégiant l’interdépendance que sous-tendent les rapports de force. On pourra dès lors prendre en tous sens l’invitation d’Alberta à Carlos-Rosa dans La Fête des masques de Sami Tchak : « “Je lis, je lis beaucoup […]. Je ne suis pas une idiote, sinon je n’aurais pas dans ma bibliothèque Notre-Dame des Fleurs de Jean Genet. Regardez ! Fouillez dans ma bibliothèque […].” Elle lui tendit un livre, souriante. “Tenez ! Peut-être que vous voulez y jeter un coup d’œil ! ». Trois relectures de Genet seraient envisageables : 1) une lecture croisée Genet <=> Tchak, soit une mise en relation pour, par exemple, faire dialoguer les textes autour du travestissement et des identités instables ; 2) une réversibilité interprétative Genet <= Tchak, soit un renversement du sens du trajet herméneutique habituel pour, par exemple, relire la marge genetienne depuis une poétique francophone de la théâtralité du sujet comme réponse à la domination ; 3) une lecture en réseau Genet <=> Tchak <=> Nina Bouraoui (Garçon manqué) <=> Tahar Ben Jelloun (L’Enfant de sable), soit une constellation textuelle autour des sexualités minorées pour, par exemple, étudier comment ces écritures en français redéfinissent les modalités de représentation des subjectivités marginalisées. Telles sont, à titre de repères, les pistes de relectures du canon français que la journée d’étude souhaite explorer.

Sans exclusive d’aire, de période ou de méthodologie, les propositions pourront notamment s’inscrire dans les trois axes suivants :

– Relire et relier : relecture des circulations ; dialogues explicites, implicites ou occultés entre écrivains français et écrivains francophones diatopiques, translingues ou post-coloniaux (par exemple, Jean-Marie Gustave Le Clézio et Édouard Glissant, Jean Rousselot et Emmanuel Roblès) ; lectures croisées et réciprocité herméneutique ; intertextualité comme « critique spatiale libérée de la linéarité » (Sophie Rabau) et comme lecture réticulaire « élargissant » (Laurent Dubreuil) la francophonie ;

– Reconfigurer et décentrer : réévaluation axiologique des périphéries par rapport au canon ; effets de réversibilité herméneutique via des lectures actualisantes d’écrivains français à l’aune d’écrivains francophones diatopiques, translingues ou post-coloniaux (par exemple, Poil de carotte de Jules Renard relu à partir de Marâtre de Salim Hatubou, Les Mandarins de Simone de Beauvoir relus à partir des Samouraïs de Julia Kristeva ou L’Acacia de Claude Simon relu à partir de Cantique de l’acacia de Kossi Efoui) ; décloisonnement de l’histoire littéraire par une meilleure « intégration » (Anthony Mangeon) et par une meilleure prise en compte du plurilinguisme et des dynamiques intra-, inter- et extra-francophones au sein de la « francophonie globale » (Maxime Del Fiol) ;

– Faire lire et transmettre : pédagogies de la lecture intertextuelle ; constitution de corpus de textes et dispositifs de « lectures en réseau » (Catherine Tauveron) susceptibles de renouveler l’étude et la légitimation des littératures francophones au sein des pratiques d’enseignement et de formation.

En faisant de la pluralité francophone un opérateur herméneutique de relecture plutôt qu’un objet périphérique de lecture, cette journée d’étude entend élargir la discussion sur les manières de penser, d’interpréter et d’enseigner autrement l’histoire des littératures de langue française. 

Bibliographie indicative

– Authier François-Jean, « L’Hexagone et l’Archipel, ou les métamorphoses de l’universel : la place des littératures francophones dans l’enseignement (du) français », Administration et Éducation, vol.1, n°181, 2024, p.51-58.
– Boudhau Marlène, « Pour une transculturalité de la littérature francophone caribéenne », Le Français aujourd’hui, vol.1, n°224, 2024, p.75-84.
– Casanova Pascale, La République mondiale des Lettres [1999], Paris, Le Seuil, coll. « Points Essais », 2008.
– Célérier Patricia-Pia, « Mongo Beti et Voltaire : analyse d’une respectueuse appropriation », Dalhousie French Studies, n°30, printemps 1995, p.31-44.
– Chavoz Ninon, Les Morts-vivants. Comment les auteurs du passé habitent la littérature présente, Paris, Hermann, coll. « Fictions pensantes », 2021.
– Del Fiol Maxime (dir.), Francophonie, plurilinguisme et production littéraire transnationale en français depuis le Moyen Âge, Paris, ADIREL, coll. « Travaux de littérature », 2023.
– Dubreuil Laurent, L’Élargissement francophone. Dix interventions critiques [2011-2021], Paris, Honoré Champion, coll. « Francophonies », 2024.
– Hollier Denis (dir.), De la littérature française [A New History of French Literature, 1989], Paris, Bordas, 1993.
– Lafont Suzanne, « Droit de poursuite. Imaginaire patrimonial et présence de Céline dans Verre cassé », 28 août 2015, en ligne. URL : https://suzanne-lafont-droit-de-poursuite.jimdosite.com
– Le Bris Michel et Rouaud Jean (dir.), Pour une littérature-monde, Paris, Gallimard, 2007.
– Le Clézio Jean-Marie Gustave, « Dans la forêt des paradoxes », 7 décembre 2008, conférence Nobel, en ligne. URL : https://www.nobelprize.org/prizes/literature/2008/clezio/25795-jean-marie-gustave-le-clezio-conference-nobel/
– Lionnet Françoise, « Littérature-monde, francophonie et ironie : modèles de violence et violence des modèles », dans Lise Gauvin et al. (dir.), Littératures francophones : parodies, pastiches, réécritures, Lyon, ENS Éditions, coll. « Signes », 2013, p.119-138.
– Mangeon Anthony, « Pour une histoire littéraire intégrée (des centres aux marges, du national au transnational : littératures françaises, littératures francophones, littératures féminines) », dans Abdoulaye Imorou (dir.), La Littérature africaine francophone. Mesures d’une présence au monde, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « Écritures », 2014, p.87-104.
– Mathieu-Job Martine (dir.), L’Intertexte à l’œuvre dans les littératures francophones, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Études africaines et créoles », 2003.
– Mazauric Catherine et al. (dir.), Le Texte du lecteur, Bruxelles, Peter Lang, coll. « ThéoCrit’ », 2011.
– Mazauric Catherine et al. (dir.), Textes de lecteurs en formation, Bruxelles, Peter Lang, coll. « ThéoCrit’ », 2011.
– Mcdonald Christie et Suleiman Susan Rubin (dir.), French Global. A New Approach to Literary History, New York-Londres, Presses de l’Université de Columbia, 2010.
– Rabau Sophie, L’Intertextualité [2002], Paris, Garnier-Flammarion, coll. « Corpus », 2020.
– Sarr Mohamed Mbougar, « La guerre des canons doit avoir lieu : pour une vraie Bibliothèque de Babel » (leçon inaugurale de la chaire d’écrivain en résidence de Sciences Po), 16 février 2023, Sciences Po, en ligne. URL : https://www.youtube.com/ watch?v=41xHqQvQyvM
– Simedoh Vincent, « Sami Tchak, Hermina : l’intertextualité ou une réflexion sur l’art romanesque », Éthiopiques, n°75, juillet-décembre 2005, p.55-74.
– Tauveron Catherine, « Fonctions et natures des lectures en réseau », dans Catherine Tauveron et al. (dir.), La Lecture et la culture littéraire au cycle des approfondissements, Versailles, Scéren-CRDP, coll. « Les actes de la DESSCO », 2004, p.72-74.
– Vaudin Vanessa, « L’enseignement des littératures francophones dans le secondaire », dans Musanji Ngalasso-Mwatha (dir.), Littératures, savoirs et enseignement, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, coll. « Études africaines et créoles », 2008, p.265-277.

Organisation

Linda Rasoamanana (Université de Mayotte et RIRRA 21)

avec le soutien du laboratoire RIRRA 21 (UR 4209), Universités de Montpellier Paul-Valéry et de Nîmes

Comité scientifique

  • Florian Alix (Université de Paris-8)
  • Ridha Boulaâbi (Université de Paris Nanterre)
  • Mounira Chatti (Université de Paris-8)
  • Maxime Del Fiol (Université de Montpellier Paul-Valéry)
  • Cheikh M. S. Diop (Université Assane Seck de Ziguinchor)
  • Cynthia V. Parfait (Université d’Antsiranana)
  • Linda Rasoamanana (Université de Mayotte)

Chamoiseau intermédial

Journée d’étude

consacrée à la participation de Patrick Chamoiseau à des œuvres intermédiales (jeux vidéos, bandes dessinées, performances musicales et poétiques, livres-photos, théâtre, cinéma).

Co-organisée par Marion Coste, Mario Laarman, Florian Alix et Romuald Fonkoua

Sorbonne-Université, Paris. Salle D306 (Salle de la Fresque), 17 rue de la Sorbonne, 75005

Programme

9h00-9h30 – Accueil des participant·es
9h30-10h – Introduction : Romuald Fonkoua et Mario Laarmann

10h00-12h00 – Panel 1 : Intermédialiser la mémoire (modération : Marion Coste)

  • Charles Forsdick (Cambridge University) : « Patrick Chamoiseau, photo-essayist »
  • H. Adlai Murdoch (Penn State University) : « Les Antilles sous Bonaparte : Delgrès. History, Resistance and Identity in the Guadeloupean bande dessinée »
  • Fanny Margras (Institut des Textes et des Manuscrits) : « D’André Schwarz-Bart à Patrick Chamoiseau : l’adaptation théâtrale de La Mulâtresse Solitude (1975) comme construction d’une mémoire martiniquaise » 

12h-13h30 – Pause déjeuner

13h30-15h30 – Panel 2 : Expérimenter les signes (modération : Mario Laarmann)

  • Emily Kelly (Cambridge University) : « (Re)jouer le passé dans Méwilo et Freedom. Les guerriers de l’ombre : Repenser la simulation ludique à travers les œuvres de la créolité numérique »
  • Angèle Humbert (Sorbonne Université) : « Patrick Chamoiseau et Baudelaire au seuil du Tout-Monde »
  • Victoria Klein (Université de Strasbourg) : « L’équipée poétique de Baudelaire Jazz : performance et configurations du collectif chez Chamoiseau »

15h30-16h00 – Pause café

16h00 – 18h00 – Panel 3 : Investir les images (modération : Florian Alix)

  • Guillaume Robillard (Université des Antilles) : « L’appropriation de l’En-ville dans le cinéma antillais-péyi »
  • Juliane Tauchnitz (Bergische Universität Wuppertal) : « La photographie : objet d’intérêt ou prétexte politique ? L’intermédialité comme dialogue chez Patrick Chamoiseau »
  • Maeve McCusker (Queens University Belfast) : « Émerveilles (1998) de Patrick Chamoiseau et Maure : liberté, ludisme, errances »

18h00-19h30 – Cocktail 

19h30 : Projection du film « Passage du Milieu » (Amphithéâtre Richelieu, Sorbonne Université) 

Les personnes extérieures à Sorbonne Université doivent s’inscrire auprès de Florian Alix (florian.alix.13@gmail) aussi tôt que possible. 

ProgrammeChamoiseau-150526

CfP: Female, Queer and Nonbinary Voices in African Literatures

Bodies, Ecologies, Herstories

We are pleased to announce the upcoming CRG African Literatures conference, Female, Queer and Nonbinary Voices in African Literatures: Bodies, Ecologies, Herstories. This one-day conference will be held at the University of Leicester, UK, on 8 September 2026. You are encouraged to submit abstracts and share the below CFP widely with your networks.

The conference will be hybrid to ensure wide accessibility for members worldwide. AEGIS will also provide limited funding for travel to presenters in the UK and Europe. See the CFP for more information.

We look forward to seeing you in Leicester, either virtually or in-person.

Non-binary_Voices_CRG-AL CFP

  • Kindly send 300-500 word proposals as well as a short bio (100-200 words) on a Word document with your name and email address by 1st April to africanlitcrg@gmail.com.
  • Please state whether you would like to present online or in person.
  • Notifications of acceptance will be communicated by 1st May.
  • Presentations should be 15-20 minutes long.
  • The CRG has a limited budget to support the travel of early career or independent scholars from the UK and/or Europe (who do not benefit from institutional funding), with a maximum of £50 for non-Leicester based participants in the UK. Please indicate
    in your application if you believe you may be eligible.

Intellectuelles afro-diasporiques et liens de fuite

Arts, histoire, politique

Journée d’étude

Laboratoire Les Afriques dans le Monde – Sciences Po-Bordeaux / Chaire D’Iana T – Université Bordeaux-Montaigne

Partenaires : Filière FIFPO, UNILAB/CNPq

Organisateurs : Luana Antunes Costa (Professeure invitée à Sciences Po-Bordeaux) ; avec la participation de Michel Cahen (CNRS/LAM)

vendredi 30 janvier, amphithéâtre Aliénor d’Aquitaine à Sciences Po Bordeaux, de 9h15 à 17h

Attention, l’entre est libre mais l’inscription obligatoire : https://scpobx.zoom.us/meeting/register/jzq7ae0WQ8aJ9daJ340elw#/registration

Depuis l’expérience des peuples africains face à l’imposition du système colonial, en passant par celle des communautés quilombolas (marrons) engagées dans des mouvements contre-coloniaux (Bispo, 2023) au sein des espaces de la diaspora, jusqu’à d’autres formes contemporaines de résistance à la colonialité, les liens de fuite ont été continuellement réadaptées et réactualisées au fil du temps par les collectifs de femmes noires ; par le protagonisme des femmes du peuple, des dirigeantes communautaires, des enseignantes, des mères ; par l’organisation politique des féminismes noirs et par l’action d’intellectuelles dont les voix circulent dans leurs pays d’origine ou dans des territoires transnationaux.
En considérant les liens de fuite comme une forme de rébellion épistémique, comme une agentitivité contre les récits hégémoniques, les matrices de violences systémiques, et comme une puissance de transformation de la réalité sociale, cette Journée d’Études propose des rapprochements entre la pensée et l’action politico-artistique d’intellectuelles afro-diasporiques situées dans les territoires de l’Afrique globale. Elle vise également à contribuer à la circulation de recherches académiques centrées sur l’action politique, théorique et artistique d’intellectuelles afro-diasporiques, ainsi que sur leurs dialogues avec les champs des arts, de l’histoire, de la politique et des formes de transmission/apprentissage des savoirs, envisagées comme des actions émancipatrices et révolutionnaires.

Programme

 09h15 Accueil des participants.es

 09h30 Ouverture : Michel Cahen et Luana Antunes Costa

Table 1 – (Ré)écrire le je et le nous : arts, histoire et activismes Modératrice: Luana Antunes Costa  (UNILAB-Brésil, Sciences Po-Bordeaux – LAM, FMSH)

  • 09h40 «“Cultura é Política com P maiúsculo”: pensées artistiques, revendications sócio-economique et féminismes au sein des congrès culturels latino-americains  – Vivian Braga dos Santos (Université de Lille) 
  • 10h10 « Vocalités insurgées : femmes noires, archives et histoire potentielle » Marina Pereira de Almeida Mello (Université Fédérale de São Paulo – Brésil)
  • 10h40 «L’autre langue des femmes: radicalité identitaire, contrat du ressenti ou contrat social ? »  Sylvère Mbondobari (Universtité Bordeaux-Montaigne, Sciences Po-Bordeaux – LAM)
  • 11h10 Débat

12h:00 Pause déjeuner

Table 2 (Ré)inventer les espaces de liberté : éducation, territorialité et les politiques de l’espoir Modérateur : Michel Cahen (CNRS, Sciences Po-Bordeaux – LAM)

  • 14h00 « Mulheres na linha de frente da luta em Conceição das Crioulas : sobre a criação de uma escola quilombola / Femmes en première ligne de la lutte à Conceição das Crioulas : autour de la création d’une école quilombola » Caroline Farias Leal Mendonça (Université Fédérale Rurale de Pernambuco –Brésil) [en langue portugaise / interprétation consecutive]
  • 14h40 «L’éducation comme outil politique du contre-récit : lignes de fuite et pratiques afro-diasporiques » Olga Akou Kochie (Université Bordeaux Montaigne)
  • 15h10 « Quelques réflexions autour de la construction d’un dialogue transatlantique afrodiasporique » Soraya Lani-Silva (Université Bordeaux-Montaigne)
  • 15h40 « Le corps comme archive : temps, mémoire et diaspora rwandaise » Aniely Walesca Oliveira Santiago (Université Fédérale de Paraíba – Brésil, FAPESQ-PB)
  • 16h10 Débat

17h  Clôture

URL de référence : https://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/actualites/recherche/je-internationale-intellectuelles-afro-diasporiques-et-liens-de-fuite.html

Écrivain·e·s de Tunisie à l’œuvre

Après un voyage de formation, qui s’est déroulé à Tunis du 26 au 31 octobre 2025, et un colloque international : «Je te nomme Tunisie… Cartographies littéraires : l’espace tunisien chez les écrivain.es de Tunisie», organisé les 29 et 30 octobre 2025 à l’Université de la Manouba (Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités), une journée d’études : «Laboratoires de la création francophone: écrivain.e.s de Tunisie à l’œuvre», aura lieu ce jeudi 04 décembre à l’université Paris Nanterre.

 Cette manifestation, organisée par les étudiant.es de l’Université Paris Nanterre et de l’Université Paris 8, constitue l’ultime étape d’un module d’innovation pédagogique (MIP), soutenu par l’EUR (Ecole Universitaire de la Recherche) ArTeC.

En partenariat avec la CICLIM. Entrée libre.

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