Archives par mot-clé : Théâtre

Aziz Chouaki, artiste total

Colloque international

U. Nanterre, 15 et 16 juin 2026

Salle des conférences – Bâtiment Max Weber Allée de la résidence universitaire – Paris Nanterre

Programme

Lundi 15 juin 

13 h : accueil

13h30 : ouverture par les organisateurices

13h45-15h : Regards sur Aziz Chouaki : 

  • 13h45-14h15 : Mustapha Bouchareb : l’Algérie du dedans
  • 14h30-15h : Xavier le Clerc : l’Algérie du dehors

 15h-17h Session 1 : Voyage en « Poestrie,  un pays imaginaire dirigé par la poésie »

  •  15 h 00 : Hervé SANSON, L´Etoile d´Alger d´Aziz Chouaki : un miroitement salutaire de la langue
  • 15 h 30 : Marion COSTE, Marion, Moussa Massy, l’impossible étoile d’Alger
  • 16 h : Andy STAFFORD,  « Toutes les villes après Alger seront d’exil ». Jeunesse algéroise en exil à …. Alger, dans un photo-texte de Bruno Hadjih et d’Aziz Chouaki 

16 h 30 : Meriem BOULERIEL, Abderrahmane MANSOURI, Représentations de la violence chez Aziz Chouaki dans Une virée : trajectoire dramatique d’une jeunesse en crise (en visio)

 18 h – 19 h 00 : Lecture-spectacle par les étudiant.e.s de Cergy, dirigée par Marc Schapira 

Mardi 16 juin 

 9 h- 13 h Session 2 : Dire, représenter, résister

  •  9 h 00 :  Christina A   ÉCONOMOPOULOU, Identités individuelles – aspirations collectives : mosaïques de transferts et de reflets, de conflits et de subversions chez Aziz Chouaki dramaturge (en visio)
  • 9 h 30 : Morgane FORTGOY, Aziz Chouaki : L’auteur rhapsode et les tiers-espaces
  • 10 h :  Laure ZEGHAD : Mémoire et Liberté dans Chez Mimi d’Aziz Chouaki : l’exil comme espace de résistance poétique

10 h 30 : pause 

  •  11 h 00 : Sylvie BRODZIAK, « Aziz Chouaki au Nouvel Hebdo, entre chronique journalistique et nouvelle littéraire.
  • 11 h 30 : Corinne FRANCOIS-DENEVE, réécritures de Don Juan
  • 12 h : Catherine BRUN,  Ni l’histoire, ni la fable : poétique du docu-fiction dans Palestro

12 h 30 : Déjeuner

14 h : Session 3 : Aziz Chouaki par ses artistes et ami.e.s : 

pastille musicale de Noureddine Boutella (Gusto)

Laurent Vacher, Jean-Claude Leguay dit Loulou sur Les Oranges, Eve Mascarau, Hammou Graïa et Jean-Louis Martinelli sur Les Coloniaux, Mouss Zouheyri sur Maestro, Mounir Margoum pour Une virée et Maera Hill-Chouaki sur Le Lys et le Jasmin.

18 h : clôture du colloque

Entrée libre

Organisation : Ridha Boulaabi (CSLF, OEC, Université Paris Nanterre), Sylvie Brodziak (Cy Université), Corinne François-Denève (CPTC, Université Bourgogne Europe), Andy Stafford (Université de Leeds), avec le soutien de la CICLIM.

AAC: Théâtre décolonial

Pratiques, formes, imaginaires et enjeux sur les scènes contemporaines

Appel à contributions pour un ouvrage collectif
Pénélope Dechaufour dir.
Université de Montpellier Paul-Valéry, RIRRA 21
Autophagies-Histoires de bananes, riz, tomates, cacahuètes, palmiers. Et puis des fruits, du
sucre, du chocolat, Eva Doumbia, 2021 ©GAUZ

Projet d’ouvrage collectif autour des expressions décoloniales dans le spectacle vivant. Les propositions sont attendues pour le 15 janvier 2026 et les articles seront à envoyer pour le 15 juin 2026. Les propositions d’une longueur de 500 mots max., à envoyer avant le 15 janvier 2026 à Pénélope Dechaufour (dechaufour.penelope [at] gmail.com), seront accompagnées d’une notice biographique de l’auteur/autrice.

Calendrier :

  • envoi des propositions : 15 janvier 2026
  • réponse aux auteurs et autrices : 15 février 2026
  • transmission de la contribution (35.000 signes espaces compris) : 15 juin 2026
  • envoi des demandes de corrections : 15 septembre 2026
  • transmission de la V2 (version définitive) : 15 novembre 2026

AAC_Théâtre décolonial_2026

Créolisation des arts

Jaz, texte Koffi Kwahulé, mise en scène Alexandre Zeff, La Camara Oscura, Avignon, 2017. Avec Ludmilla Dabo. © Clara Pauthier

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution du dossier intitulé Créolisation des arts, coordonné par Sylvie Chalaye et Pénélope Dechaufour, dans le numéro 257 de la revue Théâtre/Public. Ce dossier propose une réflexion collective sur la notion de créolisation dans le champ des arts vivants, en résonance avec les esthétiques du Trans’Art. Les différentes contributions et les nombreux entretiens explorent comment les pratiques artistiques contemporaines participent d’un dialogue entre cultures, héritages et imaginaires partagés.

120 pages – ISBN  978-2-84260-978-8 – EAN  9782842609788

Pour consulter le dossier en ligne :
https://theatrepublic.fr/numero/creolisation-des-arts/ 

AAC: Aziz Chouaki, artiste total

Colloque international

Université Paris Nanterre, 15 et 16 juin 2026

Les propositions sont à envoyer avant le 1er novembre 2025 aux adresses suivantes : 

Elles devront comporter un titre, un résumé de la communication (300 mots max) et une courte notice bio-bibliographique.
Les frais de participation au colloque, incluant les déplacements et l’hébergement, sont à la charge des participants. Le comité d’organisation fournira les informations pratiques pour faciliter vos démarches.

Appel à communications : Aziz Chouaki_Colloque international

AAC: Le théâtre de Gilbert Doho

Le théâtre des masses pour le développement et les pièces de Gilbert Doho

N° spécial de la Revue Internationale des Inventions Théâtrales Africaines (RITA), sous la direction de Cheryl Toman (U. d’Alabama)

Les auteurs intéressés peuvent soumettre des manuscrits complets (6000 mots en français ou en anglais) et une courte biographie avant le premier février 2026 à la directrice du numéro, Cheryl Toman, catoman@ua.edu. Sinon, ils peuvent soumettre des essais directement sur le site de la revue : https://journals.colorado.edu/index.php/rita/index. Après un processus d’évaluation en double aveugle et de corrections, le numéro complet sera mis en ligne en novembre 2026.
 
Dramaturge et chercheur bien connu, Gilbert Doho est né à Yabassi, en pays bamiléké, à l’ouest du Cameroun, en 1954, juste avant l’indépendance de son pays. En 1960, Doho a souffert d’un traumatisme à la suite du massacre des Bamiléké par des soldats français ; son père en est mort sous ses yeux. Cet événement devait marquer sa vie et sa carrière. Devenu adulte, Doho a su canaliser sa colère dans des projets de théâtre tout à fait positifs. Il a écrit plusieurs pièces, dont Zintgraff and the Battle of Mankon (en collaboration avec Bole Butake, 1998, réédition en 2022), Noces de Cendres(Wedlock of Ashes, 1996), et Le Crâne (The Skull, 1995). Gilbert Doho était aussi chercheur et professeur, et il a fondé le département de théâtre à l’Université de Yaoundé I dans les années 1990. Ayant mis en scène des pièces critiques à l’égard du gouvernement et du président camerounais, il s’est exilé aux Etats-Unis grâce à une bourse Fulbright. Il a enseigné d’abord à l’Université de l’État de New York à Albany puis il est devenu professeur titulaire à Cleveland. Il est souvent rentré au Cameroun pour faire des recherches et pour organiser des ateliers de théâtre sur place. Ses livres sur le théâtre des masses et ses ateliers lui avaient valu d’être connu et respecté dans le monde entier. Parmi ses ouvrages et écrits critiques figurent : Théâtre populaire et réappropriation du pouvoir au Cameroun (2002), une version actualisée en anglais qui s’intitule People Theater and Grassroots Empowerment in Cameroon (2007), de nombreux essais et une contribution importante à l’ouvrage The World Encyclopedia of Contemporary Theatre Volume 3: Africa (Routledge, 1997). 
Dans son livre, People Theater and Grassroots Empowerment in Cameroon, Doho a remis en cause la notion de théâtre camerounais trop élitiste parce que trop peu de personnes étaient engagés, un théâtre « loin des espaces populaires dans des espaces hérités de la colonisation » – dans les amphithéâtres des universités par exemple. Pour Gilbert Doho, le dramaturge du théâtre élitiste jouit des gains au détriment direct des masses qu’il prétend représenter (Doho 21). Gilbert Doho faisait souvent des études comparées entre le théâtre élitiste et le théâtre des masses ; ce dernier est joué dans les lieux publics et dans les langues locales. Doho a bien défini le théâtre des masses : « Un théâtre du peuple , par le peuple et pour le peuple » (27). Si ce type de théâtre est sans doute le plus populaire et le plus authentique au Cameroun, il ne bénéficie manifestement pas de l’attention qu’il mérite, ni au niveau national ni au niveau international. Néanmoins, le théâtre des masses a commencé à gagner en popularité au milieu des années 1980 et, selon Doho, ses racines se trouvent dans le « Kumba Workshop Project » qui a été créé à la suite du colloque international Murewa en 1983 au Zimbabwe. Dans son livre, Doho fait la distinction entre « le théâtre des masses » et « le théâtre populaire », ce dernier étant « confisqué par les intellectuels alors que le pouvoir central était détenu par une poignée d’individus travaillant pour le monde extérieur » (30). Pour Doho, le théâtre des masses est caractérisé par certaines conditions : la « communication pour le développement » (Doho 2) et « l’éducation et l’autonomisation » (38). Doho a constaté que « Les objectifs [du Théâtre des Masses] peuvent varier quelque peu, mais ses intentions sont toujours les mêmes : sortir les personnes défavorisées des zones rurales et des bidonvilles de la misère intellectuelle, morale et physique ; les aider à prendre leur destin en main et à participer à l’élection de leurs représentants et à la gestion de leur pays » (27).
Au total, ce numéro spécial invite des spécialistes ainsi que des artistes et des acteurs à proposer des essais et des perspectives qui explorent les différents aspects de la carrière de Gilbert Doho, depuis la notion de théâtre des masses et ses implications pour la société jusqu’à l’analyse de ses pièces. Nous acceptons également des analyses comparatives des pièces de Doho et celles écrites par d’autres dramaturges d’Afrique centrale ainsi que des essais sur le théâtre africain qui emploient les approches théoriques développées par Doho. Nous incluons également les perspectives des artistes et des acteurs qui abordent le thème de ce numéro dans leur propre création ou au sein des dernières tendances théâtrales pratiquées aujourd’hui. 

AAC: « L’Atlantique noir » du texte à la scène

Modalités de représentation et mises en récit de l’histoire afro-caribéenne dans les arts du spectacle vivant contemporains d’expression française

Axel Arthéron (Université des Antilles) et Pénélope Dechaufour (Université de Montpellier Paul Valéry)

Modalités de participation au numéro

Les propositions de contributions (500 mots) accompagnées d’une notice bio-bibliographique sont à envoyer à Pénélope Dechaufour (penelope.dechaufour@univ-montp3.fr) et Axel Arthéron (axel.artheron@univ-antilles.fr) avant le 10 septembre 2025. Les auteurs et autrices dont la proposition aura été sélectionnée auront jusqu’au 10 janvier 2026 pour envoyer une première version complète de leur article. 

Ce numéro de la revue Études théâtrales vise à questionner les modalités de représentation et de mise en récit de l’histoire du continent africain et des Amériques noires[2] à travers les arts de la scène, qu’ils soient textuels ou scéniques (danse, théâtre, cirque, marionnette, performance). Nous nous intéresserons à la relation entre arts vivants et histoire dans les dramaturgies d’expression française notamment d’Afrique et des Caraïbes, qui se noua à partir des années 1960 autour de l’enjeu de l’émancipation. Un corpus théâtral historique, revêtant la forme d’une Déclaration d’identité[3] (pour reprendre le concept d’Achille Mbembe), consacra la scène comme lieu de mémoire dont la finalité consistait à réévaluer une histoire alors tronquée et largement occultée et à élaborer une contre-mythologie « nécessaire à la reconstruction d’une histoire perdue et d’une dignité à reconquérir »[4]  ainsi qu’a pu, par exemple, le démontrer Sylvie Chalaye.

En Afrique, les œuvres du Malien Seydou Badian s’intéressant au chef Zoulou dans La Mort de Chaka, de Jean Pliya se penchant sur l’histoire de la résistance de Béhanzin dans Kondo le requin, du Sénégalais, Cheikh N’Dao interrogeant la figure du dernier souverain du Djolof avec L’Exil d’Albouri, ou encore de l’Ivoirien Bernard Dadié mettant en scène les grands personnages de la révolution haitienne dans Iles de Tempête, furent exemplaires d’un éthos littéraire et dramatique anticolonial et déjà décolonial. Dans la Caraïbe, un rapide coup d’œil diachronique sur l’évolution de ce champ artistique depuis le XIXe suffit à confirmer les affinités électives entre le genre dramatique et l’histoire. Les premières pièces révolutionnaires de la jeune nation haïtienne au début du XIXème siècle[5], la constitution d’un corpus théâtral révolutionnaire caribéen francophone centré autour de la Révolution de Saint-Domingue au XXe siècle[6], les pièces s’inspirant de la résistance à l’invasion espagnole et à la figure de la Reine Anacaona[7] – dont celle du dramaturge haïtien Jean Métellus qui fut représentée en 1988 à Chaillot dans une mise en scène d’Antoine Vitez – , celles s’inspirant de faits divers tragiques tels que les évènements de Décembre 1959 à la Martinique, la guerre d’Algérie chez Daniel Boukman ou l’assassinat de Lumumba dans Une saison au Congo (1966) d’Aimé Césaire, prouvent à quel point l’histoire a constitué un réservoir de fables dramatiques, de sujets et de personnages pour le théâtre[8].

Continuer la lecture de AAC: « L’Atlantique noir » du texte à la scène